23.8.08

A travers Honduras

San Pedro Sula est la deuxieme ville et le coeur économique du Honduras, profitant de la proximité du port Puerto Cortes, l'un des plus importants d'Amérique Centrale. A part cela, c'est une grande ville (400,000 habitants) d'Amérique Centrale comme les autres donc sans grand intéret si l'on ne veut rien acheter. Je m'excuse au passage pour les accents, mais chaque pays a une configuration de clavier qui marche plus ou moins bien selon le pays et au Honduras pas moyen de le configurer correctement.

Le seul fait notable de mon passage dans la ville de San Pedro Sula est que le soir de mon passage se jouait un match de foot entre le Honduras et le Mexique, match comptant pour la qualification au mondial 2010. Un match avec des rebondissements et meme si au final le Honduras a perdu, la ville a vécu une belle soirée de foot dans une bonne ambiance (et moi aussi). Le lendemain matin départ pour un petit village au bord du Lac Yojoa, qui se trouve sur la route du sud pour rejoindre la capitale. Le lac est assez joli, et les hotels autour proposent des journées de peche a bord de bateaux a moteur. Pour ma part j'ai préferé aller me ballader sur les hauteurs, car le lac se trouve ausi au milieu de belles montagnes parmi les plus hautes du pays (entre 2000 et 2800 m d'altitude).

J'ai logé dans un petit hotel monté par un américain qui fait sa propre biere - bien bonne - et qui a aussi la particularité rare dans le coin d'avoir une piscine assez propre au milieu d'un vrai jardin d'Eden. Voici d'ailleurs quelques photos du jardin au milieu duquel il a installé quelques cabannes pour un repos bien agréable:

Le boss, un quarantenaire originaire d'Oregon est assez sympa, amoureux de plantes - d'ou le jardin tropical - et d'oiseaux. Et il se trouve que de l'autre coté du lac - une demi-heure de trajet en bus - se trouve l'un des parcs avec la plus grande diversité au monde d'oiseaux, le parc Azul Meambar.


J'en ai profité pour aller y faire une belle rando, d'abord un bus (en fait 3, le seul bus direct m'ayant royalement snobbé) pour rejoindre le sentier, puis 8 km a pied pour arriver a l'entrée du parc (un autre bus voulait me faire payer 10 fois le prix normal), 7 km de sentier pentu a travers la foret, et finalement la meme chose dans l'autre sens. Une fois rentré a l'hotel, j'ai préferé une bonne sieste dans un hammac au bord de la piscine a une ballade sur le lac. Surtout que j'ai fait la connaissance de gens tres sympas a l'hotel dont un petit couple de belges en voyage depuis un an et en route depuis le Mexique jusqu'a la terre de feu (que vayan con dios amigos !). L'occasion de tester les différentes bieres (ambrée, saveur Mangue, abricot, fraise ....) avec des experts ! Celle-ci couleur café est la version ambrée du maitre:

Quant au concept de l'endroit, il a été résumé par un ami anglais du boss que j'aurais bien aimé rencontrer, mais n'ai pas pu:


Le boss m'a raconté que cette personne, un amoureux de la Provence y ayant vécu 15 ans, a été dans 57 pays et est diplomé des beaux-arts de l'université de Edimbourg. Il s'est installé ici par amour pour les oiseaux et est devenu un expert en la matiere. Il les peint notamment, ce qui lui permet de vivre avec les visites guidées au parc dont j'ai parlé avant.

Vous l'avez compris, l'endroit a été un vrai coup de coeur et j'ai eu un peu de mal a le quitter, mais il me reste encore un peu de route avant d'atteindre ma destination. Ce matin je suis donc parti pour Comayagua, l'ancienne capitale du Honduras, avec un style colonial similaire a Antigua au Guatemala. Une petite ville bien agréable, meme s'il y fait tres chaud en ce moment. Contrairement a Antigua, pas de volcan autour mais de belles montagnes, et j'en profiterai demain pour faire une nouvelle rando, une fois que mes pieds se seront remis (hommage spéciale a mes tongues qui résistent parfaitement a la rando et chemins montagneux humides). Parabens Hawaianas !!

Quelques généralités pour finir, d'abord concernant l'anti moustiques qui m'a couté 10 euros au Vieux Campeur et m'a été chaleureusement recommandé par l'un des vendeurs: et bien il fait fuir les filles en tous cas, mais pour ce qui est des moustiques c'est nettement moins efficace. Surtout que combiné avec une creme solaire il semble avoir un effet au contraire plutot aphrodisiaque avec les moustiques (pas avec les filles hélas) ! Donc alors que je me remettais de mes piqures du Guatemala et bien m'en voila a nouveau couvert. Par ailleurs, les bus honduriens n'ont pas de galerie comme ceux du Guatemala ou du Mexique, ce qui rend les voyages un peu compliqués avec mon gros sac quand ceux-ci sont bondés de monde. C'est pourquoi j'essaye de réduire les étapes dans ce pays et favorise les randos au départ des villes ou je passe avec mon sac plus léger .

Apres Comayagua, je devrais passer rapidement par la capitale d'ou je rejoindrai le Nicaragua, en principe mardi. A suivre donc ...

19.8.08

Entre Guatemala et Honduras

La route au départ de Guate est la même pour rejoindre Esquipulas que celle pour Cobán. Simplement on bifurque au boût de 3 heures en direction de la frontière avec le Honduras. Les paysages sont donc similaires avec une route toujours autant montagneuse. Un peu avant Esquipulas se trouve la petite ville de Chiquimula, qui connecte avec différentes directions. Pas très loin, on trouve le volcan Ipala dont le cratère forme une lagune. Ce sont les gens rencontrés à Lachuá qui m'en ont parlé, mais personne ne semble au courant ni à Chiquimula ni à Esquipulas, alors je n'insiste pas. La lagune apparaît pourtant clairement sur Google Map, mais sans doutes n'y a-t-il pas d'accès possible sans 4x4.

Esquipulas est une petite ville plutôt agréable connue pour deux choses. La première est sa basilique, où se trouve une icône importante du Christ. Faite de bois sombre on l'appelle el Cristo Negro (le Christ noir), et c'est le lieu de pélerinage le plus important de toute l'Amérique centrale. On lui attribue une série de miracles et le pape Jean-Paul II est venu s'y recueillir il y a quelques années. Pas possible de le prendre en photo de près mais j'ai quand même réussi à prendre une photo de l'intérieur de la basilique:


Le nom d'Esquipulas est aussi associé aux accords de paix qui y ont été signés en 1987. A cette époque, une guerre civile secoue le Guatemala, le Honduras, le Nicaragua et le Salvador. Au Guatemala, Honduras et Salvador, il s'agît d'une confrontation entre l'armée au pouvoir et une guerrilla populaire d'inspiration Marxiste-Sandiniste. En effet, en 1979 au Nicaragua la guerrilla Sandiniste a renversé une dictature vieille de 60 ans, donnant ainsi des idées aux 3 pays voisins dans lesquels des dictateurs et militaires sont encore au pouvoir. Quant au Nicaragua, à peine savourée la victoire, les sandinistes doivent reprendre les armes pour lutter contre une contre-révolution dirigée par l'administration Reagan depuis le Honduras voisin. En fait ces accords vont amener la paix au Nicaragua et au Salvador, mais le Guatemala où ils ont été signés devra attendre jusqu'à la fin de l'année 1996 pour que la paix soit effective.


Depuis Esquipulas, nouveau départ pour rejoindre le Honduras (Hasta luego Guatemala) et la petite ville de Copán qui s'est developpée autour des ruines du même nom. Malheureusement, il semble que les monuments mayas se refusent à moi, et après avoir raté les ruines de Palenque, cette fois j'ai raté celles de Copán, les dernières sur mon parcours. Cette fois c'est la pluie qui m'en a empêché, avec également un problème pour changer mes quetzals guatemaltèques en lempiras honduriens. La banque ne veut changer que des dollars et les agents de change non-officiels étaient en train de manger pendant que j'avais besoin d'eux. Alors tant pis, et voici tout ce que j'ai des ruines de Copán:


Pas beaucoup de photos du Honduras pour l'instant donc, mais déjà une chose qui me surprend assez, on voit pas mal de gens avec la peau claire comme moi ici. Tant mieux, j'ai un peu moins l'air d'un gringo du coup ... tant que je n'ouvre pas la bouche en tous cas ! Demain matin départ tôt pour San Pedro Sula près de la côte Atlantique du Honduras. Et dorénavant je ne devrais croiser pratiquement plus aucun touriste jusqu'à ma destination finale: Bluefields. Mais avant celà, puisque je n'ai pas baucoup de photos "culturelles" à montrer, voici celle-ci de la bière nationale (Salva vida = sauveur ou sauveteur:)

A suivre donc (salud !) ...

17.8.08

A caballo vamos pa' el monte

Aqui viene un resumen de mi tour de 9 días por el interior de Guatemala. Entrando por Tapachula (Chiapas) y la Sierra Madre, fui hasta Guate la capital directo, donde me esperaba mi amiga Leonor que conocí en Barcelona. Ella me llevó al día siguiente a Antigua, para lo que iba a ser seguramente una de las últimas visitas a una ciudad colonial notable y punto de concentración turístico.

Unas horas más tarde - el tiempo necesario para ver lo imprescindible y sacar unas fotos - regresamos a Guate para un poco de descanso antes de empezar el verdadero tour. Y gracias a mi amiga, además de ahorrarme unas noches de hotel y tener a una muy buena asesora de viaje, he podido dejar buena parte de mis cosas en su casa, lo que me permitió viajar con una mochila mucho más pequeña. Esto resultó ser muy cómodo ya que el viaje por el interior lo hice casí exclusivamente en microbuses con muy poco espacio.

Lunes 11 salí de Guate rumbo a Cobán, en dirección de la costa Caribeña. Son unas 4 horas de viaje para llegar a esta ciudad que se encuentra en una de las zonas con más posibilidades para disfrutar de la naturaleza extraordinaria que ofrece el país. En camino alternan zonas secas con cactus gigantes y zonas más húmedas, aunque la carretera en ningún momento deja de ser montañosa. Y antes de llegar a Cobán, el bus cruza un parque natural de bosque nuboso que constituye uno de los últimos refugios en centroamérica para el mítico Quetzal.

Una vez en Cobán, se puede elegir entre una decena de excursiones posibles en la zona entre las cuales cuevas, cascadas y parques naturales. Elegí dos que incluían un bañito en lugares paradísiacos. La primera me llevó a Semuc Champey, donde un río excavó en la roca unas pozas impresionantes de agua turquesa. El lugar cuenta con un camino que sube bastante alto en el bosque y desde donde se tiene una vista impresionante del río.

La siguiente fue a un parque llamado Lachuá en el cuál se encuentra una laguna muy bien preservada. Allí está una cabaña en la cual se puede dormir y cocinar (es preciso traer su comida). A estos lugares se accede mediante caminos montañosos en microbuses. No a caballo obviamente, aunque el confort es bien parecido al de una mula ! Y en estos microbuses cuando hay espacio para 12, hay espacio para 20, o incluso un poco más. De allí la buena idea de viajar con mochila pequeña. Sin embargo, habría sido útil también que esta fuera impermeable ya que cuando se llena el microbus entonces los bagages van encima, y suele llover bastante en esta epoca del año.

De hecho, después de haber vuelto de Lachuá a Cobán, tomé otro microbus para seguir rumbo a Sacapulas, en camino a Huehuetenango. Este día la lluvia casí no paró y el camino se convirtió en pista de barro. A medio camino, uno de los bagages encima empezó a moverse (intentén mantener bagages sobre hierros mojados mientras el bus va a buena velocidad por curvas seguidas y con pendiente). El cobrador que era un niño de unos 10 añitos ni se lo pensó y abrió entonces una de las ventanas para subirse allí bajo la lluvia (en la oscuridad) y arreglarlo. El conductor ni se le ocurrió frenar, y el niño lo consiguió después de unos 10 minutos agarrado como podía. Menos mal ...

Al final llegamos a Sacapulas donde me esperaba una prima de mi amiga junta con otra amiga para hospedarme en casa de los padres de Leonor. Fui recibido como un rey de verdad, y debo agradecerles tanto a la familia de Leonor como a los guatemaltecos que conocí estos días para la espectacular acogida y el maravilloso trato que me dierón. Muchisimas gracias a tod@s, y espero tener un día la oportunidad de devolverles el servicio. Sacapulas es un pueblo tranquilo y muy agradable al pie de las montañas del Quiche. Además de estar ubicado en una zona linda, cuenta con salinas de las cuales se extrae sal negra, y agua caliente que sale de la tierra. Este agua es bombeado hacía unos baños que son como un spa, muy agradable después del trabajo !

Globalmente la tierra de Guatemala es muy rica, y alli crece todo lo que se siembré. Aunque según un ingeniero agrónomo que conocí, la mayoría de la tierra de Guatemala es arcilosa y con vocación forestal. Lo que quiere decir que sería mucho más rentable si se usará para criar esencias caras de arboles en lugar de plantar caña de azucar o maiz. Además, según él, en muchas areas se ha ido sembrando caña y palma aceitera para biocombustibles. En consecuencia de eso, se redujó la cantidad de granos básicos sembrada en el país, y se destruye el equilibrio de los bosques, favoreciendo al mismo tiempo la aparición de plagas. Y paradojcamente, Guatemala como otros paises vecinos debe importar granos básicos cuando podría abastecer a toda centroamérica.

Como en otras cosas y otros paises de la región, lo que parece faltar es organización y una buena gestión de los recursos. No obstante, una señora que tiene una pequeña finca me comentaba que aqui la gente no es pobre. Unas 100 plantas de cafe sembradas dan una tonelada de café, lo que representa unos 20,000 quetzales al año (más de 1,700 euros). Por otra parte, aunque muchas de las carreteras están en buen estado, a veces solo hay una pista que llegué a pueblos de cabañas de madera con techos de palma. Pero aunque la gente viva de manera muy sencilla en estos lugares, no quiere decir que sean pobres. Bueno, habría que preguntarselo. Pero me crucé con muchos de ellos en los microbuses, y simplemente me pareció gente normal que vive de manera sencilla. Y no les parece faltar muchas cosas.

La riqueza de Guatemala, además de la tierra y los extraordinarios paisajes se encuentra en la cultura, y en particular en la cultura indígena. Los 22 departamentos están distribuidos según la lengua, y en cada departamento se enseña la lengua local además del español, tanto en primaria como en segundaria. Lo mismo me habían dicho del estado de Campeche en Mexico, lo que ayuda sin duda a la integración de las comunidades indigenas. Aunque no parece estar resuelto totalmente el tema del acceso a la tierra, igual que en Chiapas.

El Quiche y la zona de Sacapulas es de las que han sido duramente golpeadas por la guerra. Hay que recordar que aunque se firmó en Guatemala (Esquipulas) la paz en el año 1987, está no fue efectiva en Guatemala antes del final del año 1996. Y han habido muchas masacres en la zona del Quiche, además de que el gobierno mandará a ocupar tierras por campesinos sin experiencia durante la guerra. Me contó una señora de aqui que conocí en Lachuá que mientras viajaba en la zona por su trabajo en los años 80, una pareja le pidió que adoptará a sus dos hijos. Sino decián ellos, serían matados por alguno de los bandos.

No obstante, esta misma persona junta con otras también de aqui dicen sentir algo de nostalgía al orden que reinaba en esta oscura epoca. Hoy la situación es bien diferente a la de los años 80, pero aunque la democracia se haya instalado de manera permanente, la gente sufre una inseguridad preocupante. Quedan muchas armas de la guerra, y a estas se les sumarón otras más recientes del narcotrafico que se ha infiltrado por todo el país en los últimos años. Guatemala no es el único país de la zona que sufrá esta presencia de los narcotraficantes y su influencia en el poder, pero se suma a la recurrente corrupción que frena los avances democráticos del país.

Siguiendo con el tour, salí de Sacapulas para ir rumbo a Huehuetenango, que se encuentra al pie de los Cuchumatanes, una de las sierras más importantes del país cerca a la frontera mexicana. Huehue es una pequeña ciudad agradable también que goza de un clima agradable. De alli salen excursiones a la sierra, aunque no tuve tiempo para hacerlo. Otra vez será. Tuve que salir pronto para volver a encontrarme con mi amiga esta vez a la orilla del lago Atitlán, otro punto de interés imprescindible como lo era Antigua. Este día el tiempo no ayudaba mucho, pero es cierto que la vista del lago con sus 3 volcanes alrededor es de las más impresionantes.


Y desde el lago, de vuelta de nuevo a la capital para un nuevo día de descanso antes de seguir rumbo a Honduras esta vez. Antes de la frontera estará mi última etapa en Guatemala, Esquipulas. Me faltan muchos lugares por visitar en Guatemala, pero necesitaría una semana más y ya estoy a la mitad de mi mes de vacaciones. En todos casos, me llevaré unos recuerdos hermosos de este país y de su gente.

Seguirémos (pues) ...