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30.6.09

Les veines ouvertes de l'Amérique

Comme je le disais dans un article précédent, la réalité dépasse parfois la fiction en Amérique Centrale. Et quand je suis venu ici, j'étais loin de me douter que je vivrais de près un épisode historique plus propre des années 80 que du 21ème siècle.

Le week-end dernier l'armée hondurienne a pris le pouvoir en occupant le palace présidentiel, et expédié le président élu démocratiquement du Honduras Manuel Zelaya vers le Costa Rica. Les militaires honduriens auteurs du coup d'état sont les héritiers des Escadrons de la Mort, millices militaires au service des dictateurs mis en place par les Etats-Unis à travers l'Ecole des Amériques qui est toujours en place. Dans cette école ont été formés nombre de dictateurs depuis sa mise en place. Pour plus d'informations sur cet évènement, cliquer sur le lien de cet article.



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La frontière avec le Honduras semble à présent réouverte et c'est tant mieux car on a un volontaire parti en vacances au Guatemala qui doit traverser le Honduras pour pouvoir rentrer. Un ami médecin d'ici est quant à lui parti en bus pour essayer de rejoindre le Honduras et apporter son soutien au gens qui luttent. Il faut dire qu'ici cette histoire réveille de bien mauvais souvenirs. Le Honduras est le pays d'où étaient lancées les attaques de la contra contre le jeune gouvernement sandiniste dans les années 80.

Politiquement parlant, le Honduras est l'un des pires modèles de tout le continent. Heureusement, aujourd'hui un tel régime illégitime est isolé et a peu de chances de prospérer. Le Honduras fait partie de la zone de libre échange d'Amérique Centrale (Salvador, Nicaragua, Guatemala et Honduras), et a signé des traités plutôt contradictoires avec les Etats-Unis (TLC) et l'Alliance Bolivarienne de Chavez (ALBA). Et ses partenaires commerciales n'ont aucun intérêt à voir des militaires interférer dans leurs affaires. Le nouveau gouvernement illégitime n'a donc aucun appui et ne devrait pas faire bien plus long feu que le coup d'état au Vénézuela perpetré en 2002.

Mais même si ce coup d'état a surpris tout le monde, ce n'est pas une réminiscence isolée des années 80. En 2000, tout le monde se surprenait aussi de voir défiler un groupe de révolutionaires, les Zapatistes à Mexico défier le pouvoir en place. Le coup d'état contre Chavez avait aussi de quoi surprendre. Une chose est certaine, pour l'Amérique Centrale la voie du développement semble bloquée. Une personne me disait que la différence entre les années 80 quand elle était enfant et maintenant est qu'à l'époque les gens se fabriquaient des chaussures avec ce qu'ils trouvaient. Aujourd'hui les enfants ont des chaussures en plastique, mais c'est l'unique différence. Pour le reste, les gens sont au moins aussi pauvres qu'il y a 25 ans. Les prix ont augmenté considérablement mais les salaires eux n'ont pas bougé.

D'ailleurs c'est un problème que l'organisation commence à resentir. Plusieurs personnes viennent de démissioner pour aller travailler à la capitale Managua ou au Costa Rica. Une autre issue est de s'embarquer comme steward sur un navire de croisière. Un an en mer pour un salaire d'environ 1000$ par mois. Ici je discutais hier avec une autre personne du salaire d'une cuisinière. Quand elle m'a demandé combien on les payait dans l'organisation, je lui ai répondu qu'environ 100$ (150$ en réalité). Elle a rigolé, me disant qu'ici une cuisinière ne gagnait pas plus de 40$ par mois. Une location à Bluefields coûte autour de 200$, une famille de quatre dépense plus de 100$ par mois juste en nourriture.

J'ai entendu pas mal d'histoires différentes depuis que je suis arrivé ici. Dans la plupart des cas des familles nombreuses de plus de 10 personnes éclatées. Pas d'homme, la mère et des oncles éparpillés à travers le pays, et d'autres au Costa Rica ou aux Etats-Unis. Parfois au Canada ou au Panama, plus rarement en Europe. Les membres de la famille expatriés envoient de l'argent au pays, les remesas, qui permettent de faire vivre toute la famille à peu près décemment et payer les factures. Heureusement la santé est gratuite, ou presque. L'université aussi, sauf qu'ici un diplôme ne sert pas à grand chose. Mais pour une famille qui ne reçoit rien de l'étranger, les choses sont plus compliquées.

Ce week-end j'ai fait la connaissance d'une fille dont l'histoire est assez édifiante. Mariée - pour ne pas dire vendue - à l'âge de 13 ans à un homme de Managua. D'origine Miskito, elle n'a comme beaucoup de gens sur la côte pas d'acte de naissance, encore moins de papiers d'identité, et donc aucun droit. Pour le mariage, il a suffi de dire qu'elle avait 18 ans au lieu de 13. Son père vit en Colombie du trafique de drogue. Sa mère habite une communauté de la côte où je suis passé récemment, Tasbapauni. Elle ne peut pas rendre visite à sa mère qui ne veut pas la voir. La raison est simple, son compagnon a essayé de la violer la dernière fois qu'elle lui a rendu visite. Elle a une fille de 3 ans qu'elle n'arrive pas à nourrir, n'ayant pas de travail. Elle me disait "moi je peux rester plusieurs jours sans manger, mais pas ma fille". Elle habite un hospedage, un hotel insalubre qu'elle paye cher (6$ par nuit). Alors elle s'est résignée à envoyer sa fille chez sa mère. Elle vient aussi de perdre son deuxième enfant peu après sa naissance il y a 3 mois de celà.

Ce n'est pas la première fois que j'entends une histoire comme celle-ci. Le taux de mortalité infantile est très élevé au Nicaragua, et la pauvreté se développe tout comme la violence, petit à petit. Et malheureusement rien ne semble indiquer un inversement de cette tendance du pays à s'enfoncer toujours plus dans la misère. Le Nicaragua n'est pas le seul pays dans ce cas, le Honduras et le Guatemala suivent le même chemin, invariablement jalonné par la corruption et le trafique de drogue. La route du développement est elle barrée. Et pourtant, ici vous n'entendrez pas parler de suicide, de déprime. Facile à comprendre, quelqu'un ici qui est faible se fait piétiner et a peu de chances de se relever, alors on garde la tête haute et on se bat. Cet ami médecin qui est parti au Honduras avec son sac à dos et sa rage au coeur est la personne que je souhaite à tout le monde de rencontrer un jour. Des personnes qui sont capables de mettre leur rage au profit des autres, pas d'une idée abstraite, juste tendre la main et apporter son aide à qui en a le plus besoin.

27.8.08

Le rouge et le noir

Petit retour en arrière avant de passer la frontière du Honduras avec le Nicagarua. Je suis parti lundi de Comayagua pour rejoindre la capitale du Honduras Tegucigalpa. Et déjà les choses commencent à se passer totalement différemment à ce que j'avais prévu. D'abord Tegucigalpa est jusqu'à présent la grande ville (1 million d'habitants) la plus sympa que j'aie visitée depuis le débût de ce voyage. Au point que j'en ai abandonné la petite rando que j'avais prévue sur les hauteurs, dans la vallée de los Angeles. Tant pis pur la perspective cette fois, j'ai décidé - une fois n'est pas coutûme - de profiter de la douceur de la ville.

Par contre désolé pour les images de la cathédrale de Tegucigalpa, elle est vraiment belle mais en cours de restauration ... Dommage. Même l'hôtel conseillé dans mon guide était super, et à ma grande surprise pas cher du tout. Evidemment, en tant que capitale Tegus concentre les problèmes de pauvreté du pays, et on voit pas mal de gens sniffer de la colle dans un coin par exemple, je n'ai pas vu d'enfants toutefois. Selon les statistiques, 70% des honduriens sont en-dessous du seuil de pauvreté.

Le hazard a aussi voulu que le jour où je passais dans la capitale, le président hondurien Manuel Zelaya signait l'adhésion du pays à l'ALBA (ALternative Bolivarienne pour l'Amérique) promue par le président vénézuelien Hugo Chavez. Un évênement important auquel participait Chavez mais aussi Ortega, le président du Nicaragua. Il est d'ailleurs intéressant de noter que le Honduras, le Nicaragua et le Guatemala ont tous les trois signé un Traité de Libre Echange avec les Etats-Unis, et ont adhéré d'autre part à l'ALBA de Chavez, un petit paradoxe qui ne semble pas surprendre plus que celà les gens d'ici.

Bref, j'ai donc quitté la capitale du Honduras mardi matin pour rejoindre la frontière nicaraguaïenne. Sauf que pour une raison obscure, le bus a suivi une toute autre route que celle prévue, et je me suis retrouvé non pas à Estelí comme je l'avais imaginé mais à León. Pas grave, León est une très belle ville coloniale et rivalisait d'ailleurs avec l'autre plus belle ville du pays Granada pour le titre de capitale. Pour ne pas faire de jalouse c'est finalement Managua entre les deux qui allait être choisie ! Sur le chemin de León, on voit le volcan San Cristobál, le plus haut du pays si je ne dis pas de bétises.

J'ai vu à León les plus belles maisons coloniales de mon voyage. Par contre, alors que je pensais me retrouver dans une ville sans touristes (Estelí), et bien c'est le contraire qui s'est produit. J'ai dormi dans un dortoir assez cher au milieu d'anglais qui semblent fort apprécier la bière locale ! Mais ce n'était que partie remise, et ce matin lever 4h45 pour prendre un bus pour rejoindre Estelí plus au nord. En fait, je me suis installé à bord du bus à 5h15 mais celui-ci n'est parti que 3 heures plus tard ... Une fois parti, encore 3 bonnes heures sur une route qui de route n'a en fait que le nom. Au programme: musculation du dos et du bas du dos en particulier ! En fait, le pilotage sur les "routes" ici consiste à éviter les parcelles de goudron qui datent visiblement de nombreuses décénies.

L'état des routes est la seule grande différence avec les autres pays d'Amérique Centrale visités avant, avec le fait que l'on y croise plus de gens à cheval qu'en bus ou en voiture. D'ailleurs, une fois arrivé à Estelí on trouve un grand nombre de petites échopes qui travaillent le cuir et fabriquent selles et bottes. Et cette fois plus aucun touriste ... à part moi ! Sinon la végétation est assez similaire au sud du Honduras, de ce côté du pays en tous cas. Car seule cette partie du pays est montagneuse, le reste est plus plat.

Le rouge et le noir sont les couleurs sandinistes, celles du président Daniel Ortega qui a été l'un des personnages clés de la révolution en 1979. Mais aujourd'hui le Sandinisme est bien loin des idéaux de la révolution et les ennemis d'hier sont les partenaires d'affaires d'aujourd'hui. Mais ces couleurs sont quand même omniprésentes. On trouve aussi de belles fresques dans les villes, moins souvent politiques qu'à Cuba mais quand même souvent nationalistes.

Quant aux spécialités nationales, on trouve des plats très similaires à ceux du reste de l'Amérique Centrale, toujours à base de haricots rouges et de riz. Parfois on rajoute du fromage assez aigre, des oeufs, des bananes plantin frites, des avocats ... La fierté nationale est généralement dans ces pays à chercher du côté de la bière nationale et du rhum. Au Nicaragua, le rhum Flor de Caña est l'un des meilleurs au monde (testé et approuvé), et la bière locale la Toña:

Mauvaise surprise par contre, le Nicaragua est pour l'instant plutôt plus cher que le Honduras, pour le logement en tous cas. Par contre les gens sont vraiment charmants, ce qui entre nous ne m'a pas vraiment surpris ... Mais je viens juste d'arriver alors attendons la suite ! Au programme demain, la ville de Matagalpa où je viens d'apprendre que l'on fabrique du très bon chocolat ... le renseignement venant d'une collègue de l'ONG qui se charge d'organiser mon arrivée (et l'approvisionnement de la troupe !).

A suivre donc ...

24.8.08

Havaianas Sport

Después de 10 días con mis queridos chapines (guatemaltecos), aqui estoy con los catrachos (hondureños). Pasé la frontera entre Esquipulas y Copán. Las fotos de la basílica de Esquipulas (con el Cristo Negro) están en el diaporama, pero no busquén las de Copán ... es una larga historia. De Copán directo a San Pedro Sula pues, y allí tampoco mucho que decir, al no ser acerca del partido entre Mexico y Honduras que se jugaba el día que llegué a San Pedro Sula. Bueno, tampoco en realidad ... lo de siempre, al final ganó Mexico, aunque sin gloria esta vez, aparte el gol del empate que fue espectacular. Así que salto de S.P.S al lago de Yojoa. Tengo unas cuantas fotos en el artículo anterior ya que encontré un lugar genial que montó un "yanki" que produce su propia cerveza. Y como no podía ser de otra manera, allí conocí a unos belgas muy majos con quien las probamos todas (la con mango se llevó la palma).

Bueno, para no repetir lo que dije en el artículo anterior, en Honduras intento limitar las etapas, y elegirlas de tal manera que desde cada ciudad donde me quedé pueda hacer unas excursiones. Por eso me quedé 2 días en esta cervecería (que tenía hotel claro !). De allí, aparte de probar cervezas, fui a caminar por las montañas alrededor, donde se encuentran parques naturales con muchas especies de aves diferentes (377 según la guía). Pasa que como ya me lo temía, en Honduras el tema transporte no está tan fácil como en Guatemala o Mexico, y cada excursión resulta ser una odísea para llegar donde uno quiere, cuando es que llega !

En fin, aqui viene la primera anécdota - no tan positiva - de este artículo. El primer día por el lago, salí sin nada a buscar algún camino que subiera por la montaña, y como el parque que aparecía en la guía no acababa de aparecer en mi camino, me fui por pueblitos en medio de los cafetales. Y allí me quedé en el primer barcito que encuentré ya que el sol pegaba fuerte. Sin que me diera cuenta, se me acercó un bolo (borracho) quién me pidió que lo invitará a una cerveza. Le respondí que no llevaba suficiente y entonces se pusó pesado, me empezó a contar pendejadas, y cogiéndome del brazo me pusó la mano sobre lo que se supone era una navaja que tenía al cinturón. Bueno, después de contestarle otras pendejadas me fue soltando el brazo, entonces lo aparté de mí y me largué. Estaba demasiado bolo para seguirme parece, menos mal. Moraleja, no creo que sea por el país ya que he encontrado gente muy maja también por aqui, pero habrá que ir con ojo, y no apalancarse en cualquier lugar de mala muerte si quiero llegar a mi destino (puej).

Esta aventurilla fue el único momento en más de 3 semanas de viaje cuando se cortó la buena onda, pero para el resto hasta ahora siempre he recibido un trato muy bueno, a pesar de andar de gringo perdido. Aqui en Honduras se ve bastante gente con piel blanca como yo, lo que podría ayudar a que pasé por local, pero lo que me delata son las chanclas, cuando los niños me ven subir al cerro con ellas siempre es lo primero que miran. Luego me miran a la cara con caras de "ese gringo está bolo". Y hablando de bolos, ví unos cuantos caminando como cangrejos por los campos, con el machete al cinturón. Pero bueno, y como dicen aca, "mejor ser un bolo conocido que un alcohólico anónimo".

Al final, ví pocas aves pero sí unas cuantas fincas cafeteras y paisajes muy lindos, aunque como me dijo mi amiga de Guate, será muy difícil superar a los de Guatemala. Pero hice unas excursiones muy interesantes. Después del Lago de Yojoa, llegué ayer a Comayagua, la antigua capital con su estilo colonial. Muy tranquila y agradable, y otra vez en medio de parques naturales. A uno de ellos intenté ir esta mañana, aunque otra vez resultó ser complicadillo llegar, y solo llegué a mitad del camino. Después de haber caminado unos 10 km se pusó a llover como solo aqui llueve, y tuve que regresar. Pero fue una bonita caminata en medio de los pinos. Se parecía a Córsega, y mientras iba subiendo el bosque de pinos se iba transformando en un bosque más húmedo para llegar cerca de la cima a un bosque nuboso. Lástima porque alguién de aqui me dijó qie habián arboles de 900 años allí ...

Bueno, para terminar con una anecdota más positiva, en camino me he dado cuenta de que lo que más ví en estas aldeas perdidas de las honduras de Honduras son mujeres jóvenes (muy jóvenes a menudo) colgando metros y metros de ropa de niños para secar. Y entonces me dí cuenta que a esta imagen que probablemente guardaré de estos paises, se le podría superponer la del piso que compartía en Barcelona, en el cuál siempre había una fila contínua de tangas secando. Imagino que no resume todas las diferencias entre las chicas látinas y europeas, pero creo que es de las diferencias importantes, no creen ? Ya me dirán ...

Y para quedarse con las anécdotas poco serias, aqui va otra:

Bueno, imagino que lo que querían decir era algo así:

Mañana saldré para Tegucigalpa, de donde tomaré un bus para Nicaragua. Las vacaciones no acabarán antes del próximo fin de semana, pero ya queda atrás la mayor parte de mi recorrido. Lo que se puede notar también de mi recorrido es que no he pasado por la costa caribeña, eso lo guardo para el final ya que allí me quedaré un año, y será probablemente el mayor descubrimiento de este viaje. Y para terminar de terminar, he dicho que en Honduras se veía gente blanquita. En San Pedro Sula - que ya queda cerca del caribe - se ven negros también, lo que crea un abánico de colores bastante completo. Y eso compensa la ausencia de poblaciones indigenas como las que se ven en Mexico y Guatemala.

Bueno, después de tantas excursiones por los cerros me acabé cansando y resfriando (¿?), sin hablar de las picaduras de mosquitos - ellos sí me acabarán matando - así que aqui me quedo y me voy a descansar. Seguirémos puej ...

23.8.08

A travers Honduras

San Pedro Sula est la deuxieme ville et le coeur économique du Honduras, profitant de la proximité du port Puerto Cortes, l'un des plus importants d'Amérique Centrale. A part cela, c'est une grande ville (400,000 habitants) d'Amérique Centrale comme les autres donc sans grand intéret si l'on ne veut rien acheter. Je m'excuse au passage pour les accents, mais chaque pays a une configuration de clavier qui marche plus ou moins bien selon le pays et au Honduras pas moyen de le configurer correctement.

Le seul fait notable de mon passage dans la ville de San Pedro Sula est que le soir de mon passage se jouait un match de foot entre le Honduras et le Mexique, match comptant pour la qualification au mondial 2010. Un match avec des rebondissements et meme si au final le Honduras a perdu, la ville a vécu une belle soirée de foot dans une bonne ambiance (et moi aussi). Le lendemain matin départ pour un petit village au bord du Lac Yojoa, qui se trouve sur la route du sud pour rejoindre la capitale. Le lac est assez joli, et les hotels autour proposent des journées de peche a bord de bateaux a moteur. Pour ma part j'ai préferé aller me ballader sur les hauteurs, car le lac se trouve ausi au milieu de belles montagnes parmi les plus hautes du pays (entre 2000 et 2800 m d'altitude).

J'ai logé dans un petit hotel monté par un américain qui fait sa propre biere - bien bonne - et qui a aussi la particularité rare dans le coin d'avoir une piscine assez propre au milieu d'un vrai jardin d'Eden. Voici d'ailleurs quelques photos du jardin au milieu duquel il a installé quelques cabannes pour un repos bien agréable:

Le boss, un quarantenaire originaire d'Oregon est assez sympa, amoureux de plantes - d'ou le jardin tropical - et d'oiseaux. Et il se trouve que de l'autre coté du lac - une demi-heure de trajet en bus - se trouve l'un des parcs avec la plus grande diversité au monde d'oiseaux, le parc Azul Meambar.


J'en ai profité pour aller y faire une belle rando, d'abord un bus (en fait 3, le seul bus direct m'ayant royalement snobbé) pour rejoindre le sentier, puis 8 km a pied pour arriver a l'entrée du parc (un autre bus voulait me faire payer 10 fois le prix normal), 7 km de sentier pentu a travers la foret, et finalement la meme chose dans l'autre sens. Une fois rentré a l'hotel, j'ai préferé une bonne sieste dans un hammac au bord de la piscine a une ballade sur le lac. Surtout que j'ai fait la connaissance de gens tres sympas a l'hotel dont un petit couple de belges en voyage depuis un an et en route depuis le Mexique jusqu'a la terre de feu (que vayan con dios amigos !). L'occasion de tester les différentes bieres (ambrée, saveur Mangue, abricot, fraise ....) avec des experts ! Celle-ci couleur café est la version ambrée du maitre:

Quant au concept de l'endroit, il a été résumé par un ami anglais du boss que j'aurais bien aimé rencontrer, mais n'ai pas pu:


Le boss m'a raconté que cette personne, un amoureux de la Provence y ayant vécu 15 ans, a été dans 57 pays et est diplomé des beaux-arts de l'université de Edimbourg. Il s'est installé ici par amour pour les oiseaux et est devenu un expert en la matiere. Il les peint notamment, ce qui lui permet de vivre avec les visites guidées au parc dont j'ai parlé avant.

Vous l'avez compris, l'endroit a été un vrai coup de coeur et j'ai eu un peu de mal a le quitter, mais il me reste encore un peu de route avant d'atteindre ma destination. Ce matin je suis donc parti pour Comayagua, l'ancienne capitale du Honduras, avec un style colonial similaire a Antigua au Guatemala. Une petite ville bien agréable, meme s'il y fait tres chaud en ce moment. Contrairement a Antigua, pas de volcan autour mais de belles montagnes, et j'en profiterai demain pour faire une nouvelle rando, une fois que mes pieds se seront remis (hommage spéciale a mes tongues qui résistent parfaitement a la rando et chemins montagneux humides). Parabens Hawaianas !!

Quelques généralités pour finir, d'abord concernant l'anti moustiques qui m'a couté 10 euros au Vieux Campeur et m'a été chaleureusement recommandé par l'un des vendeurs: et bien il fait fuir les filles en tous cas, mais pour ce qui est des moustiques c'est nettement moins efficace. Surtout que combiné avec une creme solaire il semble avoir un effet au contraire plutot aphrodisiaque avec les moustiques (pas avec les filles hélas) ! Donc alors que je me remettais de mes piqures du Guatemala et bien m'en voila a nouveau couvert. Par ailleurs, les bus honduriens n'ont pas de galerie comme ceux du Guatemala ou du Mexique, ce qui rend les voyages un peu compliqués avec mon gros sac quand ceux-ci sont bondés de monde. C'est pourquoi j'essaye de réduire les étapes dans ce pays et favorise les randos au départ des villes ou je passe avec mon sac plus léger .

Apres Comayagua, je devrais passer rapidement par la capitale d'ou je rejoindrai le Nicaragua, en principe mardi. A suivre donc ...

19.8.08

Entre Guatemala et Honduras

La route au départ de Guate est la même pour rejoindre Esquipulas que celle pour Cobán. Simplement on bifurque au boût de 3 heures en direction de la frontière avec le Honduras. Les paysages sont donc similaires avec une route toujours autant montagneuse. Un peu avant Esquipulas se trouve la petite ville de Chiquimula, qui connecte avec différentes directions. Pas très loin, on trouve le volcan Ipala dont le cratère forme une lagune. Ce sont les gens rencontrés à Lachuá qui m'en ont parlé, mais personne ne semble au courant ni à Chiquimula ni à Esquipulas, alors je n'insiste pas. La lagune apparaît pourtant clairement sur Google Map, mais sans doutes n'y a-t-il pas d'accès possible sans 4x4.

Esquipulas est une petite ville plutôt agréable connue pour deux choses. La première est sa basilique, où se trouve une icône importante du Christ. Faite de bois sombre on l'appelle el Cristo Negro (le Christ noir), et c'est le lieu de pélerinage le plus important de toute l'Amérique centrale. On lui attribue une série de miracles et le pape Jean-Paul II est venu s'y recueillir il y a quelques années. Pas possible de le prendre en photo de près mais j'ai quand même réussi à prendre une photo de l'intérieur de la basilique:


Le nom d'Esquipulas est aussi associé aux accords de paix qui y ont été signés en 1987. A cette époque, une guerre civile secoue le Guatemala, le Honduras, le Nicaragua et le Salvador. Au Guatemala, Honduras et Salvador, il s'agît d'une confrontation entre l'armée au pouvoir et une guerrilla populaire d'inspiration Marxiste-Sandiniste. En effet, en 1979 au Nicaragua la guerrilla Sandiniste a renversé une dictature vieille de 60 ans, donnant ainsi des idées aux 3 pays voisins dans lesquels des dictateurs et militaires sont encore au pouvoir. Quant au Nicaragua, à peine savourée la victoire, les sandinistes doivent reprendre les armes pour lutter contre une contre-révolution dirigée par l'administration Reagan depuis le Honduras voisin. En fait ces accords vont amener la paix au Nicaragua et au Salvador, mais le Guatemala où ils ont été signés devra attendre jusqu'à la fin de l'année 1996 pour que la paix soit effective.


Depuis Esquipulas, nouveau départ pour rejoindre le Honduras (Hasta luego Guatemala) et la petite ville de Copán qui s'est developpée autour des ruines du même nom. Malheureusement, il semble que les monuments mayas se refusent à moi, et après avoir raté les ruines de Palenque, cette fois j'ai raté celles de Copán, les dernières sur mon parcours. Cette fois c'est la pluie qui m'en a empêché, avec également un problème pour changer mes quetzals guatemaltèques en lempiras honduriens. La banque ne veut changer que des dollars et les agents de change non-officiels étaient en train de manger pendant que j'avais besoin d'eux. Alors tant pis, et voici tout ce que j'ai des ruines de Copán:


Pas beaucoup de photos du Honduras pour l'instant donc, mais déjà une chose qui me surprend assez, on voit pas mal de gens avec la peau claire comme moi ici. Tant mieux, j'ai un peu moins l'air d'un gringo du coup ... tant que je n'ouvre pas la bouche en tous cas ! Demain matin départ tôt pour San Pedro Sula près de la côte Atlantique du Honduras. Et dorénavant je ne devrais croiser pratiquement plus aucun touriste jusqu'à ma destination finale: Bluefields. Mais avant celà, puisque je n'ai pas baucoup de photos "culturelles" à montrer, voici celle-ci de la bière nationale (Salva vida = sauveur ou sauveteur:)

A suivre donc (salud !) ...