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4.4.10

Yacht Design: Parte 2 - Práctica


El tiempo pasa rápido, hace apenas un mes estaba subiendo el Río San Juan para llegar a Los Chiles en Costa Rica y poder sellar mi pasaporte. De regreso a Bluefields, este mes pasado ha sido enfocado en un proyecto que seguimos negociando para las comunidades Garífunas de la Cuenca de Laguna de Perlas, antes de tomar un nuevo descanso ahora con las vacaciones de Semana Santa. Esta vez, nada de transporte comercial sino 6 días fantásticos de navegación en la bahia de Bluefields con nuestro cayuco ahora personalizado (ver diseño en el artículo anterior).

La idea era cruzar la bahía hasta llegar a Rama Cay más en el Sur, pasando antes por la isla grande que cierra la bahía, el Cayo Venado. Allí solo pasamos una noche, antes de salir corriendo por la cantidad de mosquitos, hormigas y otros insectos que nos tuvieron rascándonos todo el resto del viaje. De allí, fuimos directo a Rama Cay donde nos quedamos 5 días, con escapadas en el Cayo Misión, y en Big Point para visitar un proyecto de futura comunidad Rama.

Y como unas imágenes valen más que mil palabras, aqui va un video realizado en forma de documental por mi compañero de viaje Gringo. Es en inglés, a veces Creol-Rama y espero lo disfruten tanto como él cuando lo realizó (aprovechó para burlarse de mí bastante).




Aquí abajo está un mapa del recorrido. Las grandes flechas representan la dirección del viento predominante para cada parte del recorrido, con el color respectivo que corresponde al mismo trozo de nuestro viaje. La línea naranja indica el límite norte del territorio Rama.


Para la pequeña Historia, es interesante notar que Rama Cay es el lugar donde Colette Grinevald tuvo uno de sus primeros contactos con los Ramas. Este primer contacto fue un poco abrupto ya que ella era militante Sandinista en esta época, durante la guerra entre los Sandinistas y la Contra. Muchos líderes Ramas sin embargo fueron mercenarios para la Contra, contratados por su conocimiento del territorio y en particular del bosque. De tal manera que Colette fue hecha presa cuando llegó a Rama Cay, antes de ser liberada. Pero las cosas han cambiado mucho desde esta época, y como anécdota, Colette tuvo un día como guía para su proyecto de revitalización de la lengua Rama en la zona del Río Indio el mismo Rama que la había hecha rehén en Rama Cay años antes.

Aquí van unas de las fotos en la Isla con los niños Ramas:


Estos días en Rama Cay han realmente sido extraordinarios, y quisiera agradecer a la gente allí y en particular a la familia Macrae que nos han acogido como si fueramos parte de la familia. Aún llega muy poco turismo en la Isla, y sin embargo es probablemente la comunidad más autentica y tranquila que puedan encontrar en la Costa Atlántica de Nicaragua. Incluso en Bluefields, muy poca gente conoce la Isla, en parte por la falta de transporte comercial. Para los que estén interesados en venir a visitarla, me pueden dejar sus datos de contacto en comentario y les pondré en contacto con la misma familia que nos alojó.


Esta vez ya no hay más vacaciones previstas antes de varios meses, y el próximo evento será sin dudas el Palo de Mayo, el carnaval de Bluefields que celebra la llegada de la temporada de lluvias. Pero antes de eso, nos quedan aún buenos fines de semana soleados para disfrutar de nuestra embarcación. Y hemos prometido regresar a Rama Cay pronto ... Hasta luego entonces !

14.3.10

Yacht Design: Partie 1 - Théorie

Chose promise chose dûe, mais avant toute chose, petit cours théorique de navigation en pirogue. Notre Cayuco (Dori en créole) est une pirogue creusée dans un même tronc d'arbre d'une longueur d'un peux moins de 20 pieds, c'est-à-dire environ 5m90. L'avant et l'arrière sont fins pour bien pénétrer dans l'eau avec un minimum de frottement, la partie centrale retrouvant celle assez simple d'un tronc, même si un peu applati dans le fond.

Pas de quille ni de dérive, son franc-bord (hauteur au-dessus de l'eau) est d'à peine 10 cm, et une stabilité proche de zéro. Le mât et la bôme consistent en deux boûts de bois léger d'un peu moins de 4 mètres chacun, et la voile un grand plastique noir épais maintenu sur le mât et la bôme par du fil de pêche.

Pas de safran ni de gouvernail, pour diriger le cayuco la personne à l'arrière utilise une pagaie plaquée contre la coque sous le vent (de l'autre côté de celui d'où vient le vent). Une première difficulté est de bien orienter la pagaie - d'une main - oblique, et suffisamment profond pour pouvoir jouer un rôle entre celui de safran et de dérive à la fois.

Pour ce qui est du grément, le mât est fixé au cayuco sur l'avant, passant à travers un trou dans une traverse, et une base qui maintient le mât en place. Une écoute pour la voile est reprise sur une sorte de barre d'écoute (voir un peu plus loin) située à l'arrière. Et enfin une sorte de bastaque - qu'on appelle ici Miqueador - sert à équilibrer le cayuco. La personne à l'avant assise juste derrière le mât tient ce boot d'une main et si nécessaire s'assied sur le rebord du cayuco du côté d'où vient le vent pour contrebalancer le poids du grément et la force du vent qui tend comme sur n'importe quel voilier à donner de la gîte au bateau (inclinaison latérale). Ici, la difficulté résulte du fait de l'absence d'appendice sous la coque qui jouerait le rôle d'anti-dérive, et aussi de l'extrême étroitesse de la pirogue (50 cm max).

La personne à l'avant a le rôle d'équilibrer le bateau, en jouant avec son poids, et en s'aidant du Miqueador qui est fixé à la partie haute du mât. A l'extrême, par vent important il peut se retrouver à faire du rappel comme sur un catamaran, avec toutefois la stabilité latérale d'un catamaran en moins. La personne à l'arrière a le double rôle de barrer avec une pagaie, et de gérer l'écoute de la voile. Cette écoute vient sur une espèce de barre d'ecoute, qui ici consiste simplement en une corde traversant le cayuco (derrière le barreur) fixée de chaque côté. L'écoute est fixée sur cette corde par un noeud qui lui permet de coulisser et passer d'un côté à l'autre du cayuco, en fonction de l'amûre (côté duquel vient le vent).

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, on peut virer de bord avec ce type de pirogue, même si ce n'est pas très facile. Virer de bord c'est changer d'amûre en passant fasse au vent. Le barreur pousse sur sa pagaie comme il le ferait sur un gouvernail pour remonter face au vent. Une fois le vent de face, la voile n'a alors plus d'effet et fasseye. Le barreur n'est alors plus barreur mais pagaye cette fois réellement pour faire virer le cayuco et faire passer la voile et le vent de l'autre côté. Une fois réussi (ce n'est pas franchement facile de faire virer une pirogue de presque 6 mètres avec du poids à l'avant et une seule pagaie à l'arrière), la voile reprend le vent normalement et chaque équipier son rôle normal.

Pour être complet, je n'ai pas vu de cayuco empanner, c'est-à-dire virer avec le vent par l'arrière, sans doute car le peu de stabilité incite à éviter tout à-coup, ce qui n'est pas simple lors d'un empannage. En fait, ce qu'ils font est de faire passer la bôme par l'avant du mât, ce qui n'est bien sûr pas possible sur un voilier moderne, mais qui ici se fait sans encombres et en douceur.

Bon, tout çà c'est la théorie. Et çà devient clair - de même que les linitations de l'équipage - une fois que l'on met le cayuco à l'eau et que l'on commence à mettre la théorie en pratique. Disons que pour l'instant on s'entraine où il n'y a pas trop de fond, et où il est possible de monter dedans facilement. L'exercice ressemble pas mal à celui de faire ses premiers bord en planche à voile. Peu d'équilibre ni de place, et le vent qui tend à pousser le mât à l'eau avant que vous n'ayez réussi à le mettre en place. Sauf que dans ce cas, le mât est fixé au cayuco, et si le mât penche trop d'un côté c'est le cayuco entier qui chavire.

Pour terminer, et pour ne pas laisser la fausse impression que tout celà n'est finalement pas si compliqué, plusieurs pêcheurs professionels nous ont soufflé que tous les pêcheurs avec un petit cayuco comme celui-ci passent eux aussi régulièrement à l'eau. Donc pas de complexes à avoir, et ici tout le monde est toujours prêt à donner un coup de main et quelques précieux conseil. Alors en avant et ... à l'eau !

En même temps, nous avons commencé à réfléchir sur de possibles améliorations. Un pêcheur Rama qui nous a donné un coup de main pour nos premiers bords nous a confié que notre cayuco est dessiné pour aller très vite, peut-être même un peu trop pour un autre usage autre que celui de se faire simplement plaisir. C'est un peu ce qu'il se passe si vous achetez une planche à voile de compétitition. Vous en êtes très fier quand vous venez de l'acheter, mais déchantez quand vous vous rendez compte que quand vous montez dessus elle coule aussitôt et nécessite un niveau technique bien supérieur à une planche normale.

Donc, après quelques chavirages et réflexions sur le problème on en est venus à étudier une solution pour le rendre à la fois plus stable (moins sauvage, ou moins jaloux comme ils disent ici) et encore plus rapide. Celà a été l'occasion de discussions et joutes techniques entre l'équipe actuelle (le cayuco a été acheté par 3 volontaires, dont moi) et quelques locaux dignes de l'America's Cup. Ci-dessous deux possibles designs à l'étude. Au final, mes essais incertains avec Westlawn n'auront peut-être pas été complètement vains ... Pour info, j'ajoute aussi quelques uns des calculs, très approximatifs mais pour donner une idée du dimensionnement du flotteur latéral. Bien sûr toute suggestion et apport technique est le bienvenu !!

Evidemment on pourrait envisager une dérive, mais fabriquer un puit de dérive n'est pas simple, et le cayuco a déjà peu d'espace. Et puis dans la baie de Bluefields la profondeur n'excède parfois pas 30 cm, ce qui obligerait à avoir un design spécial pour que la dérive puisse remonter sans dommages en cas de choc avec l'un des objets hétéroclites qui peuplent le fond de la baie. Il est donc plus vraisemblable que l'on essaye d'optimiser l'utilisation de pagaies pour compenser l'effet de dérive. Une difficulté toutefois avec l'utilisation d'une pagaie comme dérive est la nécessité de l'utiliser et donc de se placer sous le vent, où celui-ci la plaque contre la coque, alors que la contre-gîte nécessite de se placer de l'autre côté. Et la répartition des poids est la chose primordiale à doser ici, comme sur un dériveur léger.

Les photos et vidéos arrivent ! A l'heure où je termine d'écrire cet article, je rentre juste d'une petite semaine de navigation dans la baie de Bluefields et les vidéos sont déjà au montage. La deuxième partie de cet article devrait donc être prête d'ici une semaine, et sera en espagnol. La plupart des vidéos seront elles en anglais, ou en Créole-Rama puisqu'elles ont été réalisées autour de l'île de Rama Cay, où vivent la plupart des Ramas. Un voyage extraordinaire, mais je n'en dis pas plus avant de dévoiler les images...

28.2.10

Au fil de l'eau

Si je devais deviner mes éléments zodiacaux, je parierais sur l’air et l’eau. L’air pour le ciel et les étoiles – ici ce n’est pas ce qu’il manque avec ma bande d'insouciants volontaires, et aussi parce que les belles nuits étoilées sont l’un des rares luxes des zones où l’électrification n’est encore qu’un lointain rêve. Et l’eau parce que forcément. D’ailleurs c’est tellement évident que si je l’avais su plus tôt, d’abord j’aurais débuté la voile et la plongée plus tôt, et ensuite je n’aurais pas perdu autant de temps à essayer de ne pas me mouiller.

Et ici je ne fais que çà, en panga ou dans le travail, ce qui dans la vie normale – c’est-à-dire dans un pays où rien ne fait défaut – se ferait les pieds au sec, ici se termine invariablement mouillé jusqu’au cou. Parfois c’est le pays qui a décidé de vous en faire découdre avec vos convictions de petit bourgeois (ce à quoi je finis ici parfois à me comparer), soit ce sont les volontaires qui vous renvoient dans vos derniers retranchements, le mur séparant vie privée et travail n’existant pas ici pour s'y retrancher. Soit enfin c’est l’eau qui vient à vous quand vous vous y attendez le moins, comme la septième vague que connsaissent bien les marins, ou comme dans l'histoire du pêcheur que je racontais dans le dernier article et qui s'est retrouvé retranché dans son bateau, suspendu au-dessus d'une petite île balayée par une tempête.

Parfois cette expérience de volontariat me rappelle un peu l’armée, à la différence près qu’à l’armée je suis sorti avec le même grade que celui avec lequel j'étais entré, alors qu'ici j'ai acquis en peu de temps un grade de baby-sitter en chef avec des responsabilités aussi réelles que ne l'étaient les géants de Don Quichotte (je me demande parfois comment Don Quichotte aurait appelé sa monture si celle-ci avait été un bateau).

Même si j’arrive à me libérer de ces responsabilités de temps en temps, le temps d’un voyage au fil de l’eau, pas question ici de s’éloigner trop longtemps. Cette semaine s’achève après la remontée du troisième grand fleuve et réserve naturelle de la côte, le Rio San Juan. Pour y arriver, un voyage dans une panga plus volante que flottante, bolide propulsé par deux moteurs V6 sommant 450 CV. Pour la petite anecdote, 450 chevaux est égal à environ 350 kW, ce qui représente 10 fois la puissance consommée par le générateur diesel de la communauté Garifuna d’Orinoco, qui compte entre 1000 et 2000 habitants.

Ce petit parallèle cocasse à part, ce n’est pas moi qui me plaindrai de me retrouver à nouveau entre ciel et mer, même si à choisir j’aurais volontiers préféré faire le voyage avec mon cayuco enfin gréé (photos à venir) – nettement moins bruyant et plus romantique même si un tantinet moins rapide.

Cette cavalerie rugissante nous a amenés en un temps record à la communauté de San Juan del Norte, alias Greytown. Cette communauté ne se distingue par aucun intérêt particulier - se trouvant trop près du Costa Rica dont les touristes font grimper les prix et dégringoler la qualité de l’accueil – si ce n’est par son histoire. Le nom anglophone de Greytown date de l’époque où la communauté a été fondée, sous la domination des anglais et américains.

Cette période comprise entre le 17ème et 19ème siècle correspond à celle des pirates comme Henry Morgan puis de l'amiral britanique Nelson qui ont tous les deux laissé leur trace dans le coin. Greytown était l’entrée de cette voie unique qui permettait de rejoindre le lac Nicaragua et la riche ville coloniale de Granada. D’ailleurs, le même fleuve a été le point de départ de plusieurs projets de canaux transocéaniques qui devaient finalement connecter le lac de Nicaragua à l'ócéan Pacifique. Finalement c'est le projet du canal du Panama qui a vu le jour.

A Greytown, l’unique endroit valant la peine d’un court détour est sans doutes le cimetière de l’ancienne ville, qui fut détruite et brûlée durant une autre période tourmentée – celle de la guerre de la Contra – période d'un autre genre de pirates dont le plus connu s'appelle Ronald Reagan. Depuis, la communauté a été reconstruite un peu plus haut, sur le Rio Indio – fleuve qui a donné son nom à la réserve dans laquelle on trouve une autre communauté Rama du même nom.

Depuis Greytown, nous avons pris un bateau lent pour suivre les traces de ces valeureux pirates, bateau qui après 8 heures d’une remontée laborieuse en raison du bas niveau du fleuve, nous a laissés au petit village de El Castillo.

Là-bas, petite visite guidée du fort (chinoiserie de mon camarade de voyage, le même avec qui j’avais exploré la RAAN), avant de prendre cette fois une panga plus rapide pour rejoindre la petite ville non moins charmante de San Carlos.

J’avais déjà été séduit une première fois par cette ville, à l’embouchure du fleuve San Juan et du lac Nicaragua, d’où l’on peut contempler de somptueux couchers de soleil avec l’archipel de Solentiname ainsi que l'île d'Ometepe et ses deux volcans Concepción et Maderas pour toile de fond.

Je passe sur le retour à Bluefields (par la terre pour avoir raté le ferry qui traverse le lac de Nicaragua, de San Carlos à Granada), pour sauter directement à la semaine sainte de Pâque, c'est-à-dire dans le futur. Au programme, de l'eau encore, avec avant celà quelques semaines d'intense préparation de notre fière embarcation et de son expérimenté équipage pour - en principe - réaliser une traversée à la voile de la baie de Bluefields en direction du sud pour rejoindre la petite île de Rama Cay, et peut-être remonter ensuite la rivière Kukra à l'intérieur du territoire Rama, à la rame cette fois. A suivre donc...

Mais avant de terminer cet article, une petite vidéo de la fête qui vient d'avoir lieu à Bluefields pour l'élection de Miss Bluefields au titre de Miss Nicaragua 2010, première femme noire à être élue dans l'histoire du concours au Nicaragua. Pour la petite histoire, la candidate est la soeur d'un chanteur local que je connais bien, et le moins que l'on puisse dire est qu'elle porte à merveille le diadème de la beauté Bluefileña et Costeña ...

17.5.09

Tropico loco

Avant de venir j'avais pensé abuser un peu de mon illustratrice préferée pour lui demander de me dessiner un personnage, et d'apporter à ce blog une touche de fiction. L'idée était de rendre la routine plus sexy" comme disent les anglophones, et de broder un peu autour de la réalité pour la rendre moins ennuyeuse à lire. Finalement je ne l'ai jamais fait, et pourtant celà aurait au moins permis d'apporter un peu de graphisme à ces articlesqui manquent cruellement de photos depuis que je n'ai plus d'appareil photo. D'ailleurs j'au dû emprunter celles de cet article, merci Claus !

En même temps, je me dis parfois que la réalité dépasse la fiction ici, et que finalement il n'est pas vraiment besoin de talent créatif pour raconter la côte Caraïbe et ses histoires, il suffit d'ouvrir les yeux et surtout les oreilles. Déjà lors de mon premier séjour à Panama j'évoquais l'ambiance de roman policier, et ce n'est pas qu'une impression abstracte comme on peut en avoir à sortie d'un film. Il s'agît bien de la réalité, dans laquelle l'esthétique n'est pas que superficielle. Quand la pauvreté et l'argent se côtoient de façon trop proche, il en sort un monde à la fois cruel et absurde. La pauvreté devient graphique et l'étranger devient une marionette au milieu d'un décor bien réel.

Depuis les derniers mois j'ai dû cotoyer la police pas mal de fois. D'abord pour ma stupide histoire de vol de sac à dos sans gravité, ensuite pour le vol plus grave de deux coffres fort à la maison, et plus récemment pour l'agression grave de deux filles amies de l'organisation. Police nationale, nations unies, ambassade, toute le paus semble s'être mobilisé et le coupable est en prison. En tant que coordinateur des volontaires j'ai suivi tout le processus judiciaire jusqu'au procès préliminaire cette semaine. Avant la comparaison du coupable, un autre était jugé pour traffic d'armes et de drogue, blanchissement d'argent et fabrication d'explosifs. Celà lui vaudra 9 années de prison.

La semaine dernière c'était un ami local a qui trois types armés de machettes ont volé son argent. A moi il ne m'est jamais rien arrivé de semblable, peut-etre parce que j'évite certaines situations. Qui sait ! C'est même le premier pays où j'aie eu un contact vraiment agréable avec la police, à part la Belgique. Mais il est dur de comparer Liège à Bluefields. Toujours est-il que c'est un policier qui est en train de m'aider à investiguer l'achat d'un possible cayuco. Une pirogue en bois avec une voile si possible, voir même un foc. Il est possible d'en trouver entre 50 et 100 dollars. Celà me permettrait d'aller pêcher le week-end dans la lagune et les rivières alentours, avec un ou deux autres volontaires selon la taille du cayuco.

Il existe une technique assez connue et utilisée ici, avec une lampe et un couteau au boût d'un bâton. Pour des week-ends sur l'eau, avec un hammac, une machette et quelques allumettes. J'ai déjà trouvé un endroit où laisser le cayuco, et l'idée semble séduire pas mal de monde, une façon aussi de se fondre un peu plus dans le paysage local. Et peut-être que l'organisation accepterait de financer une vraie voile avec son logo, sinon ce sera une voie en plastique comme la plupart des pêcheurs. Pourquoi pas même participer à la régate annuelle de Bluefields. Les photos ci-dessous ne sont pas les miennes, elles ont été prises à Rama Cay, l'île originelle des Ramas dans la lagune de Bluefields.


Peut-être bientôt à nouveau sur l'eau donc, et peut-être enfin que j'aurai mon bateau pour naviguer dans les Caraïbes sur les traces de Henry Morgan ... A suivre !