9.9.08

Mosqueado por los mosquitos y las moscas en la Moskitia

Aquí estamos, sudando y durmiendo poco pero felices porque este lugar tiene magia, y la verdad es que somos unos privilegiados por estar aqui. Cuando digo nosotros, hablo de los voluntarios que participamos en el proyecto de bE (blueEnergy), gringos, franchutes, y desde hace pocos días también un irlandés que se unió al equipo. Me esperaba un cambio drástico respecto a mi viaje para llegar, y así fue amigos. Bluefields tiene algo muy especial y ahora entiendo porque a los que se van les cuesta tanto dejarlo atrás.

Ese algo especial tiene que ver con los colores, no solo el de la piel de la gente, sino también el de su música, de su cultura, de su variedad. Y si el país Maya es uno de los reinos de los colores, Bluefields es definitivamente otro.


La noche blufileña esta hecha de socca, reggae y flor de caña. Se escucha poca música latina, aquí el ambiente es caribeño y se baila bien apretadito. O sea que la noche es tan caliente como el día en Blueflields ! Y aunque la ciudad no tiene playa, se encuentra una a unos 10 minutos de panga, en la isla del Bluff. Esta playa es grande y agradable, y además suele estar totalmente vacía. Así que sábado fuimos a dormir allí, con unos amigos de aquí que nos habían preparado pollo y sopa, con unas botellas de ron por supuesto.

Fue un día espectacular, con una agradable briza de mar para amenar el día entre futbol y baño. Y así fue hasta que terminó el día con las botellas traidas. Pero poco tiempo después de que todo el mundo haya terminado de armar su hamaca e instalarse confortablemente dentro de un chirringuito libre, empezó a llover. Lo que hizo que la brisa terminé, y entonces llegó un ataque masivo de sand flies, son moscas puy pequeñas que forman como una nube y atacan a todo, dejando pequeñas picaduras. Se siente lo mismo como si fueran hormigas volantes que lo atacarán. Y nadie se salva de ellas ya que pasan a través de las mosqueteras. Así que todo el mundo se fue corriendo al agua, con el mar aún formado por el viento del día anterior. Y allí nos quedamos hasta el amanecer, cuando las sand flies volvierón a esconderse del sol en la arena. Total, acabémos nuestro viajecito en el Bluff exhaustos, y dejémos la isla corriendo hasta la primera panga del día para volver a nuestra apacible Bluefields.

Pero hoy es fiesta nacional, así que mejor no pensar demasiado en descansar, esta noche va a ser otra noche movida. Y a partir de martes empiezan las cosas serias para mí. Hasta ahora no he hablado mucho de lo que yo iba a hacer aquí, por la buena razón que aún no está totalmente definido. Y es que viernes hablé con el fundador de blueEnergy en San Fransisco, el cuál me preguntó si estaría intereresado en ser el Volunteers Manager ... así es amigos, ya me imaginaba con mi silla de ruedas de siempre dándole a la computadora pero parece ahora que las cosas no van a ser tan relajadas ! Pero aún hay cosas que hablar asi que no digo nada más de momento ... por si las moscas !

Intento poner unas fotos del fin de semana, pero son muy grandes (usé la camara de un amigo) y la conexión no da de momento para subirlas ... lo volveré a intentar, paciencia !

7.9.08

blueEnergy


Voilà, cette fois je mets quelques photos comme prévu et parlerai un peu plus en détail du projet et de l'endroit où je me trouve. BlueEnergy a été fondée par deux frères, Mathias et Guilaumme Craig. Leur mère se bat depuis 20 ans pour aider l'ethnie des Ramas à préserver leur culture à travers l'ellaboration d'un dictionnaire de la langue Rama. Mathias et Guillaumme ont la double nationalité franco-américaine et c'est Mathias qui a fondé blueEnergy dans le but d'apporter aux communautés indigènes comme les Ramas l'électricité. Le projet se base sur une conception d'éolienne artisanale mise au point par Hugh Pigott qui est la réference dans le domaine.

Guillaumme son frère qui travaillait sur Lyon comme barman (le Ayers Rock, Dawm Under, Perroquet Bourré ...) a rejoint le projet ensuite pour prendre la responsabilité du projet sur place à Bluefields. Et Lâl Marandin, un ami de la famille a créé une ONG soeur à Paris, qui complète celle créée par Mathias à San Fransisco. Aujourd'hui la plupart des volontaires sur place proviennent de France qui a un statut intéressant pour des volontaires de longue durée, le Volontariat Solidarité Internationale. Celà permet à l'ONG d'avoir des gens avec de l'expérience qui resteront un an ou plus à travailler sur le projet. Depuis 4 ans que le projet a débûté ce sont environ 90 volontaires qui sont passés par blueEnergy, et le projet est en ce moment dans une phase de transition, étape qui devrait permettre d'assoir les acquis avant de continuer à plus grande échelle.

L'une des plus grandes réussites du projet et de blueEnergy est sans doutes sa capacité à générer de l'emploi local. Environ 10 volontaires étrangers vivent à Bluefields, et ce sont en même temps plus de 10 personnes d'ici qui sont employées par l'ONG à temps plein (et avec une bonne couverture sociale, ce qui n'est pas rien ici). Parmi ces gens on trouve des personnes d'atelier, d'autres qui gèrent la maison où logent les volontaires mais aussi des personnes qui gèrent des parties du projet et en particulier les liens avec l'INATEC. L'INATEC est un Institut Technique qui forme des élèves dans différents domaines, et bientôt aux energie renouvelables grâce à son partenariat avec blueEnergy. Un Master est en cours d'ellaboration, lequel ensuite devrait être exporté dans d'autres universités du pays, ainsi que de nouveaux locaux pour promouvoir les énergies renouvelables et y tenir des conférences.


Les éoliennes sont fabriquées avec des materiaux locaux et des comités de l'énergie sont mis en place dans les communautés où elles sont installées pour gérer le système localement. Celà permet d'assurer l'appropiation de la technologie ainsi que de l'utilisation de l'énergie par la communauté. Par ailleurs, blueEnergy a tissé un réseau de liens avec d'autres organismes comme par exemple de microcrédits pour aider les communautés à s'autogérer à long terme. Certaines études visent enfin à aider au développement de techniques qui utilisent cette énergie ainsi que d'autres énergies propres, comme par exemple l'ellaboration de filtres pour l'eau à base de sable volcanique que l'on trouve au Nicaragua. Au final, il s'agit de créer des outils d'aide au développement des communautés qui préservent l'environnement et soient viables économiquement.

3.9.08

Caribbean mood

Et bien voilà, après un mois à travers le sous-continent, je suis enfin arrivé à Bluefields sur la côte Atlantique du Nicaragua, destination de mon voyage. Je suis arrivé lundi soir exactement, et termine ma première semaine de travail sur le projet de l'ONG blueEnergy. D'abord comme vous pouvez le constater j'ai bien accès à internet, mais peu d'ordinateurs sont disponibles pour se connecter. Je suis d'ailleurs en train d'étudier la possibilité d'en acheter un ici qui resterait ensuite dans l'ONG. Comme celà j'aurai un ordinateur pour me connecter quand je veux, mais il faudra attendre pour celà une semaine au moins car à Bluefields pas de magasin d'informatique.

Comme prévu, Bluefields et la côte Atlantique du Nicaragua sont totalement différents du reste du pays et de ce que j'ai connu durant mon voyage. Pour venir depuis Managua, ce sont d'abord 7 heures de bus pour arriver à une toute petite ville appelée El Rama, où on embarque à bord d'un petit bateau pour encore 3 heures de voyage (sans compter le temps d'attente pour qu'un bateau parte, ce qui peut parfois prendre un jour). Mais l'arrivée dans la lagune de Bluefields mérite la peine, et le Rio Escondido que suit le bateau est très beau, au milieu de la forêt et de belles plantations de bananiers.

Je parlerai de Bluefields plus en détail plus tard car je n'ai pas encore eu vraiment de temps pour explorer la ville. BlueEnergy loue une maison à la lisière de la ville et de la forêt, tout près de l'institut technique avec lequel elle travaille et a ses locaux techniques, l'INATEC. Et même si la ville n'est pas grande, se rendre au centre prend quand même 20 minutes à pied. Par contre, ce que je peux déjà vous dire est que c'est une toute nouvelle experience à bien des points de vue qui démarre pour moi. D'abord du point de vue culturel, puisque la côte de Bluefields est peuplée de descendants d'espagnols et d'esclaves noirs, ainsi que de populations indigènes bien différentes à celles qui vivent au Guatemala ou au Mexique. La plupart des gens sont bilingues anglais-espagnols ici, parfois trilingues dans le cas des populations indigènes qui ont en plus leur langue propre.

Une autre nouveauté de cette aventure est la vie en communauté. Même si j'ai été en collocation pendant 6 ans, travailler et vivre ensemble toute l'année avec les mêmes personnes est une experience bien nouvelle pour moi, et pas de chambres individuelles ici ! Ainsi est la vie de volontaire, ce qui d'ailleurs est aussi nouveau pour moi. Et l'organisation d'une ONG est bien différente de celle à laquelle j'étais habitué dans l'industrie. Je parlerai plus tard aussi du projet et de ce que moi je fais à l'interieur de ce projet, tout simplement parce que ce n'est pas encore tout à fait défini. Et pour l'instant je n'arrive malheureusement pas à mettre de photos sur le blog en raison de la connection mais je réessaierai plus tard. De toutes manières, ce week-end devrait commencer la vraie exploration de la ville et j'aurai ensuite plus de photos à mettre.

Pour l'instant deux jours de repos car bonne nouvelle, ici on ne travaille pas le samedi comme on m'avait dit avant de partir ...