18.9.08

Entre Socca et musique irlandaise

Désolé pour les photos, connection lente (très), appareil photo sans piles, et puis pour parler de musique pas besoin de photos ! Mais d'abord quelques mots sur mon activité de ces jours sur le projet. D'abord pour dire qu'après quelques vidéo conférences avec le fondateur de bE (blueEnergy) qui d'ailleurs vient la semaine prochaine, il ressort que mon rôle ici a été redéfini ... pour ainsi dire entièrement.

Et même si je travaillerai à l'organisation du projet il ne s'agît plus de la mise en place d'un système de gestion sinon de "manager" tous les volontaires ici. Aujourd'hui est arrivé l'un des derniers volontaires prévus pour l'année à venir, et avec lui nous sommes à présent 15, ce qui est déjà une bonne équipe. En fait, plutôt que manager je préfère dire "coordiner", ça sonne mieux et évite de me rappeler certains souvenirs liés à ma colocation en Espagne ! Voilà pour la partie théorique de mon travail. Pour ce qui est le la partie pratique, cette semaine on avait tous une formation à la maintenance des éoliennes, ce qui permet de comprendre rapidement beaucoup d'aspects du fonctionnement et est finalement bien intéressant.

En même temps j'ai eu l'agréable surprise de constater que mes connaissances nautiques sont d'un grand secours ! Certains matériaux comme le bois utilisé sont les mêmes que pour les bateaux, et on utilise aussi les mêmes noeuds alors je me suis retrouvé à expliquer le noeud de chaise à des gens d'ici ... plutôt cocasse. Je me suis retrouvé en même temps responsable d'une étude à mener sur l'éventuelle utilisation d'un winch pour lever les tours des éoliennes qui pésent pas loin d'une tonne et nécessitent pour l'instant une quinzaine de personnes lorsque l'on veut les descendre et remonter pour entretien... Quant aux cordes utilisées, elles coûtent cher alors quand elles s'abîment on coupe la partie abîmée et fait la jonction entre les deux boûts avec une épissure. Pour les boûts qui s'effilochent, une surliure et on n'en parle plus ! Toutes des techniques bien utiles que l'on apprend à bord d'un voilier. D'ailleurs les personnes qui connaissent ces techniques ici les ont apprises sur des bateaux de pêche !

J'ai aussi dit que j'allais parler de musique, d'abord parce que la musique est de partout, dans la rue du matin au soir (voire la nuit), et depuis peu aussi dans la maison. La plupart des volontaires sommes logés dans une même maison dans laquelle on compte depuis peu trois guitaristes plus un bassiste. Sauf que jusqu'à hier on n'avait pas de guitarre, mais heureusement c'est chose faite depuis que le dernier volontaire est arrivé avec la sienne. On a donc à la maison un professeur officiel de guitarre français, un guitariste irlandais et un américain plus un bassiste, ce qui promet de belles soirées ! Par ailleurs, le bassiste n'a pas apporté sa basse mais un harmonica, ce qui devrait être bien utile pour la musique irlandaise ... Et pour commencer en douceur, hier soir Bossa Nova et jazz (Django Reinhart) pour un vendredi soir bien agréable !

Pour ce qui est de la musique locale, c'est un mélange de musiques caribéenes, entre socca et reggae. Et pas mal de musiciens locaux gravitent autour de blueEnergy. Il faut dire que les bons endroits où sortir se comptent sur les doigts d'une main, alors au long des quatre ans de présence de l'ONG ici des liens se sont tissés. BlueEnergy organise aussi chaque année une fête où sont conviés ces musiciens qui sont devenus des amis de l'organisation. Tous ont produit des CD non-officiels, d'ailleurs ici impossible de trouver des CD originaux, pas de marché pour celà. Tous les CD se vendent dans la rue pour un ou deux dollars et celà permet aux groupes qui enregistrent dans les radios locales de se faire connaitre pour peu d'argent.

Evidemment, si on est adepte du rock ou de la salsa les endroits où en écouter sont assez durs à trouver. Mais parfois dans la rue on entend de la musique latine, comme on entend du flamenco en se balladant dans le quartier immigré de Barcelone. On peut aussi entendre du très bon rock de temps en temps comme Soda Stereo, et plus curieusement des chanteurs espagnols comme Bunburry ou Enanitos Verdes. Ici le mot d'ordre est métissage, une sorte de version caribéenne de la radio Couleur3 qui rend Bluefields vraiment unique.

Une chanson que je ne peux pas télécharger mais qui est un peu l'emblême de la musique Blufileña s'appelle Virgin, du groupe Two faces. Pqr contre j'ai commencé à collecter quelques musiques d'ici et continuerai à en mettre au fur et à mesure sur un site perso dédié. Ce soir grosse soirée d'adieu pour le départ de deux volontaires à la maison, on sortira tous les meubles et place à la musique .... booty booty !!

9.9.08

Mosqueado por los mosquitos y las moscas en la Moskitia

Aquí estamos, sudando y durmiendo poco pero felices porque este lugar tiene magia, y la verdad es que somos unos privilegiados por estar aqui. Cuando digo nosotros, hablo de los voluntarios que participamos en el proyecto de bE (blueEnergy), gringos, franchutes, y desde hace pocos días también un irlandés que se unió al equipo. Me esperaba un cambio drástico respecto a mi viaje para llegar, y así fue amigos. Bluefields tiene algo muy especial y ahora entiendo porque a los que se van les cuesta tanto dejarlo atrás.

Ese algo especial tiene que ver con los colores, no solo el de la piel de la gente, sino también el de su música, de su cultura, de su variedad. Y si el país Maya es uno de los reinos de los colores, Bluefields es definitivamente otro.


La noche blufileña esta hecha de socca, reggae y flor de caña. Se escucha poca música latina, aquí el ambiente es caribeño y se baila bien apretadito. O sea que la noche es tan caliente como el día en Blueflields ! Y aunque la ciudad no tiene playa, se encuentra una a unos 10 minutos de panga, en la isla del Bluff. Esta playa es grande y agradable, y además suele estar totalmente vacía. Así que sábado fuimos a dormir allí, con unos amigos de aquí que nos habían preparado pollo y sopa, con unas botellas de ron por supuesto.

Fue un día espectacular, con una agradable briza de mar para amenar el día entre futbol y baño. Y así fue hasta que terminó el día con las botellas traidas. Pero poco tiempo después de que todo el mundo haya terminado de armar su hamaca e instalarse confortablemente dentro de un chirringuito libre, empezó a llover. Lo que hizo que la brisa terminé, y entonces llegó un ataque masivo de sand flies, son moscas puy pequeñas que forman como una nube y atacan a todo, dejando pequeñas picaduras. Se siente lo mismo como si fueran hormigas volantes que lo atacarán. Y nadie se salva de ellas ya que pasan a través de las mosqueteras. Así que todo el mundo se fue corriendo al agua, con el mar aún formado por el viento del día anterior. Y allí nos quedamos hasta el amanecer, cuando las sand flies volvierón a esconderse del sol en la arena. Total, acabémos nuestro viajecito en el Bluff exhaustos, y dejémos la isla corriendo hasta la primera panga del día para volver a nuestra apacible Bluefields.

Pero hoy es fiesta nacional, así que mejor no pensar demasiado en descansar, esta noche va a ser otra noche movida. Y a partir de martes empiezan las cosas serias para mí. Hasta ahora no he hablado mucho de lo que yo iba a hacer aquí, por la buena razón que aún no está totalmente definido. Y es que viernes hablé con el fundador de blueEnergy en San Fransisco, el cuál me preguntó si estaría intereresado en ser el Volunteers Manager ... así es amigos, ya me imaginaba con mi silla de ruedas de siempre dándole a la computadora pero parece ahora que las cosas no van a ser tan relajadas ! Pero aún hay cosas que hablar asi que no digo nada más de momento ... por si las moscas !

Intento poner unas fotos del fin de semana, pero son muy grandes (usé la camara de un amigo) y la conexión no da de momento para subirlas ... lo volveré a intentar, paciencia !

7.9.08

blueEnergy


Voilà, cette fois je mets quelques photos comme prévu et parlerai un peu plus en détail du projet et de l'endroit où je me trouve. BlueEnergy a été fondée par deux frères, Mathias et Guilaumme Craig. Leur mère se bat depuis 20 ans pour aider l'ethnie des Ramas à préserver leur culture à travers l'ellaboration d'un dictionnaire de la langue Rama. Mathias et Guillaumme ont la double nationalité franco-américaine et c'est Mathias qui a fondé blueEnergy dans le but d'apporter aux communautés indigènes comme les Ramas l'électricité. Le projet se base sur une conception d'éolienne artisanale mise au point par Hugh Pigott qui est la réference dans le domaine.

Guillaumme son frère qui travaillait sur Lyon comme barman (le Ayers Rock, Dawm Under, Perroquet Bourré ...) a rejoint le projet ensuite pour prendre la responsabilité du projet sur place à Bluefields. Et Lâl Marandin, un ami de la famille a créé une ONG soeur à Paris, qui complète celle créée par Mathias à San Fransisco. Aujourd'hui la plupart des volontaires sur place proviennent de France qui a un statut intéressant pour des volontaires de longue durée, le Volontariat Solidarité Internationale. Celà permet à l'ONG d'avoir des gens avec de l'expérience qui resteront un an ou plus à travailler sur le projet. Depuis 4 ans que le projet a débûté ce sont environ 90 volontaires qui sont passés par blueEnergy, et le projet est en ce moment dans une phase de transition, étape qui devrait permettre d'assoir les acquis avant de continuer à plus grande échelle.

L'une des plus grandes réussites du projet et de blueEnergy est sans doutes sa capacité à générer de l'emploi local. Environ 10 volontaires étrangers vivent à Bluefields, et ce sont en même temps plus de 10 personnes d'ici qui sont employées par l'ONG à temps plein (et avec une bonne couverture sociale, ce qui n'est pas rien ici). Parmi ces gens on trouve des personnes d'atelier, d'autres qui gèrent la maison où logent les volontaires mais aussi des personnes qui gèrent des parties du projet et en particulier les liens avec l'INATEC. L'INATEC est un Institut Technique qui forme des élèves dans différents domaines, et bientôt aux energie renouvelables grâce à son partenariat avec blueEnergy. Un Master est en cours d'ellaboration, lequel ensuite devrait être exporté dans d'autres universités du pays, ainsi que de nouveaux locaux pour promouvoir les énergies renouvelables et y tenir des conférences.


Les éoliennes sont fabriquées avec des materiaux locaux et des comités de l'énergie sont mis en place dans les communautés où elles sont installées pour gérer le système localement. Celà permet d'assurer l'appropiation de la technologie ainsi que de l'utilisation de l'énergie par la communauté. Par ailleurs, blueEnergy a tissé un réseau de liens avec d'autres organismes comme par exemple de microcrédits pour aider les communautés à s'autogérer à long terme. Certaines études visent enfin à aider au développement de techniques qui utilisent cette énergie ainsi que d'autres énergies propres, comme par exemple l'ellaboration de filtres pour l'eau à base de sable volcanique que l'on trouve au Nicaragua. Au final, il s'agit de créer des outils d'aide au développement des communautés qui préservent l'environnement et soient viables économiquement.